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Mesures et calculs

1.A. Valeur physique

Une valeur physique, mesurable et vérifiable

Les données, la méthodologie et les conventions sont publiques, auditables, déterministes et reproductibles. Chacun peut refaire le calcul sur sa parcelle et obtenir le même résultat.
Données du terrainClimat, relief, eau et images satellites
Modèle scientifiqueUne méthode publique traite les données
Intervalle de confianceL’incertitude est mesurée et affichée
Résultat vérifiableLe calcul peut être reproduit et signé

Liste des services écosystémiques

Tous les calculs reposent sur une liste publique de valeurs physiques représentant les services écosystémiques : stockage du carbone en tCO₂, indice de biodiversité, effet d'îlot de fraîcheur en °C, etc. Cette liste peut évoluer lorsque de nouveaux services sont identifiés.

Mesure de référence et modèles de prédiction

Les valeurs physiques sont relevées régulièrement selon un protocole scientifique documenté, dans des environnements variés. Ces mesures constituent chaque année un jeu de référence qui permet de comparer les modèles de prédiction fondés sur le climat, la pente, les images satellites et d'autres données universelles.

Intervalle de confiance

Chaque année, les meilleurs modèles sont retenus à l'issue d'une compétition de type Kaggle. Le résultat inclut un intervalle de confiance qui se resserre à mesure que les modèles et les données progressent. Par exemple, une parcelle peut avoir 95 % de chances de stocker entre 100 et 140 tCO₂. L'estimation restera imparfaite. Cette limite deviendra surtout importante lorsque la monnaie sera largement utilisée ; le réseau disposera alors de davantage de moyens pour mesurer et contrôler.

Cohérence temporelle

Chaque année, le système peut utiliser un meilleur modèle. En revanche, le même modèle est systématiquement appliqué pour mesurer les services écosystémiques d’une parcelle depuis 2026, afin d'émettre les nouvelles parts. En d'autres termes, le meilleur modèle tourne systématiquement sur les données historiques ; on ne compare pas le modèle 2027 sur les données 2027 avec le modèle 2026 sur les données 2026.

Grille de partitionnement ouverte

La Terre est partitionnée sur une grille open-source (H3, avec des hexagones pouvant descendre à 0,9 m²) et chaque calcul effectué est projeté sur les images satellitaires au format raster (pixel par pixel) sur cette grille. Cela rend toutes les images comparables entre elles et dans le temps.

Validation multi-instances

Au départ, les utilisateurs sélectionnent des parcelles et une instance effectue les calculs, puis publie les résultats avec une signature électronique. À terme, plusieurs organismes indépendants, comme des universités, des associations ou des États, pourront reproduire et signer les mêmes calculs. Le calcul n'est pas décentralisé, mais il reste transparent, reproductible et vérifié par plusieurs instances. Une instance qui triche peut ainsi être exclue du réseau.

1.B. Valeur économique

Une valeur économique fondée sur des conventions

La conversion des valeurs physiques en une « valeur écosystémique » consolidée repose sur des conventions éclairées par les connaissances scientifiques. On peut, par exemple, fixer « 1 tCO₂/an = 100 ℕ », utiliser une relation non linéaire ou pondérer le résultat par une mesure distincte de la résilience écologique.
Mesure physiqueExemple : tonnes de CO₂ stockées
Convention collectiveUne règle publique convertit la mesure
Valeur prudente en ℕL’incertitude réduit la valeur retenue

Évolution lente et majoritaire

Les conventions peuvent évoluer avec le contexte économique et les connaissances scientifiques. Elles ne changent toutefois que lentement et avec le soutien d'une majorité des membres du réseau, afin de préserver la stabilité des émissions de parts. Le passage de « 1 tCO₂/an = 100 ℕ » à « 1 tCO₂/an = 120 ℕ » s'étale ainsi sur plusieurs années.

Principe de prudence

Les données imparfaites et les erreurs statistiques rendent une part d'incertitude inévitable. La valeur retenue pour les services écosystémiques est donc volontairement prudente et corrigée selon l'intervalle de confiance. Cette méthode encourage aussi l'amélioration continue des données et des modèles.

1.C. Résilience écologique

Une résilience écologique indépendante de la valeur économique

La connectivité, l’hydrologie, la diversité, la stabilité et la redondance sont évaluées pour estimer la résilience écologique.
Valeur écosystémiqueGuide la création monétaire
Résilience écologiqueGuide la redistribution

Contrôle croisé

Deux mesures indépendantes limitent les manipulations

Processus scientifique et contexte local

Le processus est similaire à celui de la valeur écosystémique, mais la résilience est indépendante de la valeur en dollars fournie aux humains. Elle dépend uniquement du climat, de la géologie, de la pente et de la disponibilité en eau. Sa valeur maximale dépend également de la densité bâtie : on compare les villes aux villes, mais en utilisant les mêmes règles que pour comparer les forêts.

Deux mesures pour limiter les manipulations

Deux mesures indépendantes réduisent fortement le risque de manipulation : la valeur écosystémique guide la création monétaire, tandis que la résilience écologique guide la redistribution.

Vous savez maintenant comment tout fonctionne. Reste une question : quelle place souhaitez-vous prendre dans ce réseau ?

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